Kevin Hung XL a posé pour ADART Paris. La série paraît dans le deuxième numéro d’Adart Book, disponible depuis le 10 août 2026.
La rencontre
La rencontre s’est faite en juillet, à Montreuil, lors d’un de ses passages à Paris pour un tournage. Un jour d’été, quelques heures, et l’envie commune de faire des images qui lui ressemblent.
Il s’est fait connaître par ses propres contenus et tourne aujourd’hui pour des studios établis comme Citébeur. Devant mon objectif, c’est autre chose qui était en jeu : un corps construit, entretenu, assumé — et une série entièrement habillée, qui le regarde comme on regarde celui d’un athlète.
La session photo
Deux temps, deux lumières. À l’intérieur d’abord, dans la lumière tamisée d’une chambre. Puis en extérieur, à contre-jour : le soleil derrière lui, la silhouette qui se découpe, les contours qui prennent le pas sur les détails. Tenues de sport et maillot de bain, rien d’autre.
L’imaginaire est celui du vestiaire et du terrain — maillot, épaules, nuque, la fatigue après l’effort. Une filiation française revendiquée, celle des calendriers sportifs qui ont installé, à partir des années 2000, une manière de photographier le corps masculin à la fois frontale et sans provocation.
Ce que la série révèle n’est pas seulement l’athlète. C’est une présence : il occupe le cadre sans rien concéder, tient le regard, décide de ce qu’il montre. Peu de modèles arrivent avec cette assurance-là, et elle change la façon dont on photographie.






